Si l’opposition togolaise n’est pas un monstre à plusieurs têtes, incapable de s’accorder autour d’une stratégie unitaire, elle lui ressemble. Suite aux nombreuses irrégularités et fraudes massives ayant entaché le double scrutin législatif et régional du 29 avril 2024, et aux résultats faisant la part trop belle au parti au pouvoir, deux candidats élus de l’opposition choisissent de boycotter l’hémicycle. Dans le même temps, l’un des trois autres qui acceptent d’y siéger va jusqu’à jouer les premiers rôles aux premières heures de la nouvelle législature. Fait paradoxal, un candidat malheureux dont le parti est pourtant en alliance avec celui au pouvoir, émet des signaux favorables à une participation au prochain gouvernement. Le comble, tous condamnent le caractère frauduleux des élections et rejettent les résultats. Finalement, quel crédit accorder à une telle opposition ?