Dans la parution précédente, nous avions publié la sortie fracassante d’un ex-ministre des Armées, Mme Essossimna Marguerite GNAKADE qui fait sans ambages le procès des vingt années de gestion des affaires publiques par Faure Gnassingbé sous le titre assez expressif ‘’Vingt ans d’espoirs déçus sous Faure GNASSINGBE : l’heure du bilan’’. Dans ce brûlot publié à Lome, le 2 mai 2025, l’ancien ministre dresse sans complaisance le bilan des vingt années de gestion des affaires publiques par Faure Gnassingbé présenté comme des plus catastrophiques. Appelant à un nouveau départ pour le Togo, sans Faure Gnassingbé, afin de reconstruire une République au service du peuple, l’ancienne ministre avec des chiffres à l’appui, a fait des révélations avec des détails croustillants sur des faits et actes posés par ce régime que ne cessent de contester l’opposition ensemble avec une frange importante de la société civile du Togo. Dans la présente, nous informons sur la sortie d’un conseiller régional et plusieurs organisations de la société civiles qui apportent leur soutien à l’ancienne ministre des Armées et saluent son acte de bravoure.
Saluant cette témérité, un Conseiller régional, Elom Amavi d’Almeida, présenté comme un représentant de ‘’La Voix des Sans Voix’’, apporte de l’eau au moulin du ministre. Il relève que si le bilan des 20 dernières années du pouvoir en place, était positif, personne ne demanderait un changement de régime. Selon lui, le passage à une 5e République parlementaire ne peut être crédible tant que ces contradictions demeurent. Le Conseiller ajoute que Mme Gnakadé propose un nouveau leadership. Elle n’appelle pas à l’humiliation de l’homme fort, mais à une sortie honorable qui ferait de lui le « Père du Renouveau Togolais ».
Aussi, en vue d’une concrétisation de cette transition dans la concorde, le Conseiller Elom fait des propositions en trois points :
1. Un dialogue direct entre l’opposition et le Président du conseil.
2. Une sortie honorable pour ce dernier : protection, avenir international, choix du successeur.
3. Une gouvernance de transition de 6 mois pour corriger les failles de la 5e République.
En conclusion, il admet : « Comme en Afrique du Sud, un pacte républicain est possible si toutes les forces vives agissent avec courage, lucidité et vigilance face aux intérêts internes et impérialistes ».
Par ailleurs, plusieurs organisations de la société civile, dans un communiqué commun en date du 3 mai 2025, expriment leur soutien à l’ancienne ministre des Armées, et appellent à un changement radical à la tête de l’État. Les OSC saluent un acte de courage rare au sein même du clan présidentiel et appellent à sa protection face aux menaces du régime.
JNT

