La Guinée-Bissau a basculé à nouveau dans une impasse politique. Le Président Umaro Sissoco Embaló est arrêté ce mercredi à la mi-journée par les militaires alors qu’il revendiquait sa victoire à l’élection présidentielle de dimanche. Peu de temps avant l’annonce de son arrestation, des tirs nourris à l’arme automatique ont été entendus près du palais présidentiel.

Selon des sources concordantes, le coup d’État aurait été dirigé par le chef d’état-major de l’armée de terre.

Outre le Président, sont aussi arrêtés, le chef d’état-major général des armées, le général Biague Na Ntan, le vice-chef d’état-major, le général Mamadou Touré, et le ministre de l’Intérieur, Botché Candé.

Umaro Sissoco Embaló a déclaré que son arrestation s’est déroulée sans violence à son encontre.

Cette immixtion de l’armée dans la vie politique intervient après que le président Embaló se crédite de 65 % des suffrages

Dimanche, le vote s’était déroulé dans le calme, mais en l’absence du principal opposant, Domingos Simões Pereira, empêché de se présenter. Son parti, Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), avait néanmoins apporté son soutien à Fernando Dias.

La rédaction