Un groupe de conducteurs de taxi moto électriques Commando Team MBT leader ont effectué une rencontre avec la presse locale samedi à Djidjolé. L’objectif est d’informer l’opinion nationale et les autorités de leur mésaventure avec la société Africa Green Mobility Solutions (AGMS) TOGO SARL. Ces conducteurs estiment avoir été dupés par cette société qui a profité de leur vulnérabilité pour les emballer dans une aventure contractuelle totalement déséquilibrée à leur préjudice.

 Dans une déclaration, des conducteurs de taxi moto électrique Commando explique leur mésaventure a démarré il y a un peu plus d’un an à la suite de la diffusion d’un spot publicitaire attrayant dans les médias. La publicité indique que les motos thermiques peuvent être échangées gratuitement contre des motos électriques. En lieu et place du carburant et de l’entretien, les conducteurs ne paieront qu’un montant forfaitaire journalier de 3200F.

 « Tout a commencé par la diffusion en boucle dans les médias d’une publicité dans des termes très attractifs alors qu’il s’agit juste d’un appât pour attirer les sans-emplois à la quête du mieux–être que nous sommes. A l’adresse des conducteurs de taxi moto ou particuliers, l’entreprise propose de troquer des motos thermiques contre des motos électriques qui, au bout d’un temps deviendront la propriété de leurs conducteurs après 150 mille kilomètres de courses à raison de 2000 km par mois au moins. Il avait été mis en avant que ces motos électriques sont très économiques et pouvaient permettre à chacun des conducteurs d’économiser au moins 360 mille Francs par an.  Pure supercherie. Ces motos électriques sont destinées au transport de personnes communément appelé ‘’taxi moto’’ contre un paiement journalier de 3200F représentant les frais de batterie, d’assurance, d’entretien et de réparation. Pour ce faire, chaque conducteur a droit deux paires de batterie, par jour », précise la déclaration lue par Edem Aholo, l’une des présumées victimes.

Par la suite, la belle promesse s’est révélée comme une pure supercherie. Outre des  batteries en contre-performance, les conducteurs sont contraints de payer les 3200 F journaliers même sans charger de batterie ou sans travailler. Les points de swap sont de plus en réduits au grand dam de ses conducteurs. 

« 1-La batterie se décharge après environ 35 km de conduite au lieu de 70 km marqués par le tableau de bord. En définitif, les quatre batteries de droit au quotidien permettent seulement de rouler sur une distance de 140 km au lieu de 280 km ; 2-Le paiement 3200F est obligatoire même si le conducteur n’a pas changé de batterie. Le montant est directement et automatiquement prélevé sur la carte de crédit, sans condition ; 3-L’entreprise exige désormais que les pièces de rechange dont elle a le monopole soient achetées par les conducteurs eux-mêmes,  ce qui est contraire aux clauses du contrat ; 4-Les pièces de rechanges sont extrêmement chères ; 5-La réparation des motos en panne prend une éternité. Le conducteur, désespéré, se lasse. 6-Les points de chargement des batteries sont de plus en plus fermés sur le territoire, contraignant les conducteurs à faire de longues queues devant les restants. L’entreprise justifie ces fermetures des points de swap par le coût élevé des factures d’électricité. Ce qui porte des préjudices aux conducteurs », précise-t-on dans la déclaration.  

En conséquence, ces conducteurs exigent simplement l’ouverture des discussions avec l’entreprise pour revenir aux termes des promesses faites dans les annonces publicitaires. A défaut, ils se disent déterminés à se faire entendre par tous les moyens légaux.

Les éléments de nos propres enquêtes seront bientôt révélés. Dossier à suivre …

Néné